15 June 2008
01 May 2008
28 April 2008
Clavier qwerty
Avant de decoller pour revenir en France, j'ai un peu de temps a l'aeroport. Depuis mon dernier billet, j'ai passe 17 jours en Asie, 14 jours en France et 14 en Ameriaque du Nord. Ce dernier voyage etait destine au travail. Et je reviens avec un agenda charge, une convention a faire signer, et un plan de reorganisation d'une partie de nos strategies de developpements logiciels. Voila qui fait plaisir. A l'echelle internationale, nous sommes tres credibles. Plus encore, devrais-je dire, dans les milieux de culture anglophone.
Cote coeur, l'aventure avec la gazelle est toujours aussi belle. Nous avons plein de projets. Vivre ensemble (donc vendre, et acheter). Voyager. Partager. Nous sommes toujours des adeptes du ''at least once a day''. Et avons achete un beau scooter pour aller a la plage le soir, en semaine, en sortant du travail. C'est de l'amour, et il est difficile de mesurer ca a 20 ans. La vie n'est pas facile pour autant. Il faut apprendre a se connaitre, a se respecter et a s'ajuster. Je ne suis pas un client facile. Elle a son temperament de feu. Il faut bien ca pour que Lili tienne tete a Leo!
La photographie occupe une place de plus en plus importante dans ma vie. Je continue a progresser, ce qui est agreable. En anglais, mes progres sont reels, mais bien plus lents. Or, j'ai besoin de continuer a apprendre et a progresser. Je commence a songer a vivre une dizaine d'annees a l'etranger. Je pense que je devrais pouvoir trouver emploi a mon pied. La difficulte, evidente, consistera a conjuguer imperatifs familiaux et souhaits professionnels, desirs de continuer a decouvrir du pays et necessites de la geographie familiale. Je sais, deja, que Lili est prete a suivre. A reflechir avec moi a une solution intelligente, enrichissante et harmonieuse. Je pense qu'elle se dit que c'est une opportunite pour elle egalement.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Et, parfois, je me dis que j'entreprends trop de choses pour qu'elle devienne confortable. Je dois apprendre a trouver ce fameux equilibre. Je compte beaucoup sur la gazelle pour m'aider a le trouver.
Publié par
Petit baigneur
à
6:44 PM
1 commentaires
09 March 2008
02 March 2008
Tous les jours plus heureux, tous les jours plus amoureux... malgré le grand coup de froid qui m'a immobilisé la semaine dernière. Claudia ayant accouché, j'ai eu droit à l'information et elle m'a fait vaciller. Une semaine off, à peine en mesure de travailler, une semaine au fond d'un lit à l'hôtel, débutée par une bières party, pour oublier. Mais cela produit un mélange explosif. La tête en vrac, le coeur immobilisé, le bourdonnement. Rien qui vaille. Rien qui aille.
Ca a duré cinq jour, et je suis remonté, plutôt vite, je trouve.
Lili est à mes côtés. Elle est prodigieusement intelligente, sensible et belle. Elle m'accompagne. Je l'accompagne. Nous faisons route ensemble. Envers et contre tout.
Nous allons vendre nos appartements et acheter un grand T4 ou même un T5. Au retour de l'Asie, nous nous en occuperons. Nous partons en Asie dimanche prochain. Cela devient une réalité! Quel plaisir!
Le travail m'occupe beaucoup. J'adore ça. J'invente, je partage, j'écoute, j'écris, je vis, je bouge. J'invente. J'avance.
La vie est pleine, très pleine. Le petit A. est fringant et gentil. Il apprend, lentement, à accepter la présence de Lili. C'est en partageant des moments ensembles qu'on construira leur relation. Nous sommes déjà allés deux fois à la fête foraine, où papoune et A. ont conduit les grandes auto-tamponneuses. On s'est beaucoup amusés, et la belle Lili prenait des photos. A. a tenté le train fantôme, mais il n'a plus envie d'y retourner. Il a eu peur!!
Tous les jours plus heureux. Tous les jours.
Publié par
Petit baigneur
à
1:42 AM
0
commentaires
24 January 2008
Rêves de janvier
Je suis dans une sorte de chemin, ou une route, ou le lit d'une rivière. Un immensez raz-de-marée emporte tout sur son passage, moi y compris. Je suis donc emporté, bien que cela ne ressemble pas à un cauchemar. Je me retrouve dans la ville de carp. nu, entièrement nu. En fait, protégé seulement par une culotte d'enfant, évidemment trop petite pour moi. J'entre dans un magasin de fringues, où il y a plein de femmes, habillées, relativement bourgeoises, qui font leurs courses. Je ne provoque pas un scandale, et ne suis pas décomposé par le ridicule de la situation. Je ne ressens pas d'urgence, mais tout de même, je suis là pour acheter un slip. J'en achète un premier, qui se trouve au premier étage, sur les rayons. Je l'essaie, mais rapidement je l'enlève. Et j'en adopte un deuxième, bien plus adapté.
Rêve n°2.
Je suis dans un grand magasin de mobilier, de type Leroy-Merlin, Ikea. Je suis avec plusieurs amis. Nous achetons des meubles. Mes amis s'arrêtent car, dans la salle suivante, il y a Claudia qui fait ses propres achats. Ils rebroussent donc chemin et se restreignent à la moitié de magasin dans laquelle elle ne se trouve pas. Ils essaient de me protéger, d'éviter la rencontre. Je suis embêté : je vois bien qu'il y a plus de choix de l'autre côté du magasin, et qu'il est dommage que mes amis, pour me protéger, se restreignent à ce point...
Publié par
Petit baigneur
à
12:48 PM
0
commentaires
Nous verrons si la vie nous sourit
Je suis un drôle d'animal. D'une insatiable ambition, difficile à tenir sur place, assoiffé d'inventions, inquiet du silence, avaleur de vitesse. Sans cesse, animé. Sans cesse, fatigué. En réunion, le phantôme de Claudia me revient... je le chasse. Il revient.
Mon appétit est revenu, mais mon poids ne bouge plus. Moins quinze. D'où vient une telle stabilité? Est-ce mon nouveau point d'équilibre? Mon médecin, inquiet, a demandé une analyse de sang, une échographie digestive, une fibroscopie, une coloscopie. Et nous verrons ce que cela donne. Je vous parie que rien n'en sortira. Parce que tout cela est nerveux. C'est évident. Simple. Limpide.
La gazelle m'a parlé avec force, avec amour, avec lucidité. Nous avons parlé d'un appartement commun. Nous avons parlé du projet d'enfant qui me hante. Pour l'appartement commun, j'ai du désir, de l'envie, et nous avons commencé, doucement, calmement, à regarder les annonces. Nous avons les mêmes envies. Sur le quartier. Sur la surface. Sur l'ancienneté de l'appartement. Sur les choses qui nous semblent importantes. Sur celles qui ne nous semblent pas importantes. Je pense louer mon appartement. Elle pense vendre le sien. Sur l'enfant, c'est un peu plus compliqué. Nous sommes, au fond, tous les deux partagés sur la même ligne. Nous avons, tous les deux, une profonde frustration. La frustration de n'avoir pas eu ce deuxième enfant. Cet enfant chéri. Ce garçon, cette fille, cet enfant, ce bébé. Cette force de vie. Cette joie de vivre! Et, tous deux, nous avons envie de vivre. Désormais. De vivre notre vie. De parcourir le monde. De revoir les amis. De nous en faire de nouveaux. Partout. En nombre. Des amitiés profondes, sincères, exigeantes, entières. Elle sait l'importance de mon travail, de mes désirs de création, de mon attachement à ma liberté. De ma faible appétance pour les affaires matérielles. De ma difficulté à m'insérer dans des cadres stricts. A me soumettre aux contraintes de l'ordre, des courses, etc. Pourtant, je me lève tôt! Pourtant, je me couche tard! Et je bosse! Et je prends le TGV bien souvent, pour chercher mon merveilleux petit ange, A. l'ange démon. Et je m'en occupe. Je m'impose d'être un merveilleux père... je n'y arrive pas, et cela me fatigue fortement. Alors, que faire, à l'orée de la quarantaine? Se lancer à nouveau pour 20 ans? J'ai été soulagé de penser qu'elle avait raison : que nous avions fait notre temps. Passé l'âge des couches et des horaires d'école. La longue marche de l'enfance, cette si belle marche, c'est aussi une longue marche de contraintes, fortes, prégnantes. Une plus grande difficulté à se faire sa vie à soi. Une plus grande difficulté à continuer à retoucher des photographies, à inventer un métier, à écrire des articles, à écrire des livres, à découvrir des films, à écouter et découvrir, sans cesse, de nouvelles musiques, de nouveaux sites, de nouvelles lectures, de nouvelles idées, de nouveaux avenir pour soi et pour les autres. Et si, se poser enfin, c'était renoncer à avoir un enfant à 37 ans?
Entendu dans la bouche des amis :
- Tu as mille projets en poche, petit baigneur, n'en as-tu pas assez? Qu'est-ce qui te pousse à venir t'encombrer avec un enfant?
- Tu devrais attendre que Claudia accouche. Tu sauras, ensuite, ce que tu veux. Faire la part des choses.
- Et si la gazelle n'avait pas d'enfant, parce que ce n'est pas possible pour elle? C'est hautement probable. Rappelle-toi les FIV... Rappelle-toi les FIV...
- Mais si tu fais un enfant avec la gazelle, c'est-d-dire ta dame de coeur du moment, ne crains-tu pas de revenir à ton ancien syndrôme? Ne pas parvenir à tenir l'enfant et ton travail... et finir par lasser la dame de coeur... et la voir te balancer dehors, plus ou moins tôt... ? Est-ce cela que tu souhaites?
- Je suis partagée, entre l'idée que petit baigneur sera toujours un incorrigible travailler/inventeur/concepteur, qui n'a pas vraiment la capacité de se consacrer véritablement à un projet d'enfant, et l'idée que c'est bien de cela que tu as besoin, baigneur, pour offrir ce frère à A., pour te faire relativiser toutes ces choses qui te perturbent au sujet de ton seul enfant... Relativiser, c'est mûrir, et tu es peut-être désormais prêt à cela.
Tout ceci ne m'angoisse plus comme avant. J'y pense avec plus de séreinité. Je crois que c'est l'amour de la gazelle qui explique cela. Ca ne m'empêche plus de dormir. Ca ne m'occupe plus 24 heures sur 24. Elle m'a écrit des mots d'amour incroyables. En substance : je pense qu'il n'est plus temps, pour nous, d'avoir un enfant. Nous avons à inventer une autre vie. Et à nous occuper de ceux que nous avons déjà. Et à nous occuper des enfants qui nous entourent. Tes nièces. Ton neveu. Les enfants à venir de Flo. Mais si, au fond de toi, le désir d'enfant est plus fort que tout, je ferai l'amour avec toi sans retenue, et nous verrons si la vie nous sourit. Quelque chose comme ça.
Publié par
Petit baigneur
à
11:10 AM
2
commentaires
11 January 2008
08 January 2008
L'amour peut tout
And the winner is... la gazelle!
Y'a pas à dire : malgré ses défauts (son petit caractère, disons!), la gazelle est une merveille. Une boule d'amour.
Elle m'a remonté, sorti de l'eau dimanche soir, à l'aide de quelques mots simples. Du bon sens et plein d'intelligence, de l'amour non conditionnel, de la bienveillance et de l'exigeance. Et puis nous voilà, lundi soir, tous les trois, petite et grande gazelle, stressés par l'événement d'aujourd'hui, à rire et glousser comme des idiots sur les moindres bétises dites par les autres. L'union sacrée se forme autour de la gazelle et l'épreuve qui l'attend mardi. Nous dormons tous trois mal. Nous nous couchons tard et nous endormons encore plus tard. Mais nous sommes ensemble, solidaires, embarqués. Nous sommes embarqués, et nous gagnerons tous ensemble, ou nous ne gagnerons pas.
J'ai passé la journée à ses côté. Je ferai de même demain. Deux journées de congé méritées. Prendre soin de sa gazelle est aussi agréable que la laisser prendre soin de soi. La nourrir à la cueillère. Lui caresser la main quand elle a mal. Un bisou sur ses lèvres froides. Demain est un autre jour. Et l'amour se lève, chaque jour, un peu plus. Je ne crois pas que je regarde les autres femmes avec autant d'intérêt, désormais. J'ai envie de nombreuses et belles amitiés. Moins d'escapades.
Je lui ai proposé de réfléchir à un logement commun. J'ai pensé à louer mon appartement, plus petit, et à investir le sien. J'ai pensé à des lits superposés pour les enfants, à des travaux dans la pièce noire, à des meubles dans la chambre d'adultes et dans la salle de bain, ainsi que dans la cuisine. J'ai repris de l'énergie, et ma machine à penser, ma machine à projets, est aussi efficace que ma machine à broyer du noir. J'ai un traitement un peu plus fort depuis lundi, mais mon mieux-être date d'avant, de dimanche soir. Je sais que je retomberai. Et que je dois me relever. Je me relèverai. Car l'amour peut tout.
Publié par
Petit baigneur
à
11:43 AM
0
commentaires
02 January 2008
Hors de l'eau
J'ai pris une après-midi de repos. La tempête s'est calmée. La tête du concurrent n'est pas si impressionnante. Un gars normal. Pas atypique. Pas extraordinaire. Un gars. Quoi.
J'ai vu la belle Cha., qui avait besoin d'aide pour son ordinateur. Puis la belle Eli. devant une bière, autour d'une assiette de charcuterie, à deviser de la vie, des malheurs et des bonheurs.
Et la gazelle m'a compris. Elle a accepté que je souhaite me retrouver seul face à moi-même, et face à d'autres. J'ai, du coup, surgi, de l'eau, jailli hors de la noyade avec rapidité. Je suis revenu vers elle, ce soir, où nous avons échangé de jolis mots, de tendres caresses, des photographies trouvées dans la journée sur FlickR. Une passion commune. Elle m'a montré des dessins de sa fille, à l'âge de mon fils aujourd'hui. Des petits mots qu'elles s'échangeaient. Une belle âme. Une femme.
Photo : http://www.flickr.com/photos/loveacts/306121075/
Publié par
Petit baigneur
à
1:41 PM
1 commentaires
Droit devant
Etre heureux ne tient qu'à moi. Il me semble que je peux résister mieux qu'hier à l'agression de mon passé.
Etre heureux ne tient qu'à moi. J'ignore le chemin, mais je prends la route. Droit devant. Droit devant. Droit devant.
http://www.flickr.com/photos/79649916@N00/405887892/
Publié par
Petit baigneur
à
3:53 AM
0
commentaires





